Préambule

Dans un contexte marqué par un déficit de l’assurance maladie, plus que jamais, la question de la longue maladie est au cœur des problématiques de santé publique de la Polynésie française.

Sommaire

    Les maladies dites modernes, c’est à dire les maladies liées au mode de vie, ont en commun des facteurs de risques similaires : sédentarité et alimentation non équilibrée engendrent des maladies chroniques.

    En près d’une décennie, de 1998 à 2008, le nombre de patients en longue maladie a doublé et cette augmentation se poursuit ( 3000 nouveaux cas par an). Ceci résulte principalement de plusieurs facteurs pouvant varier selon les pathologies : l'accroissement de la population bénéficiant de la prise en charge des soins médicaux marquée par l’amorce du vieillissement démographique et les comportements à risques: tabagisme, alcoolisme, sédentarité, et alimentation déséquilibrée entraînent surpoids et obésité, cardiopathies, accidents vasculaires cérébraux, le diabète, des maladies pulmonaires et certains types de cancers.

    Ainsi, la situation actuelle dont l’accroissement constant des dépenses de santé dans notre fenua, nous invite à «agir collectivement et massivement pour la promotion de la santé et de considérer comme cause territoriale la lutte contre l’obésité et la pratique quotidienne d’une activité physique minimale ».

     

    L’écriture d’un nouveau projet de société pour les Polynésiens à travers la réforme de la Protection sociale généralisée et la promotion de la Santé demande la mobilisation de toute la population mais également une volonté de l’accompagner par la mise en œuvre d’actions contribuant au bien être et au bien vivre.

    • 2 064 980 feuilles de soins en 2012 pour 232 295 bénéficiaires (+ 4,1% par rapport à 2008).
    • 53 milliards de Fcfp pour les dépenses de santé (maladie) en 2011
    • 50% de cette enveloppe budgétaire est rattachée aux maladies de surcharge.
    • 6 200 patients sont  identifiés diabétiques (c’est la seconde longue     maladie ayant représenté 2,1 milliards de francs en 2012).
    • 51% de ces patients sont des femmes et 94% des malades ont 40 ans et +.  
    • Plus de 600 nouveaux cas par an enregistrés à la CPS.